"Quand je panique la mécanique de mon coeur déraille au point que je me prends pour une locomotive à vapeurs dont les roues décollent dans les virages. Je voyage sur les rails de ma propre peur. De quoi ai-je peur? De toi, enfin de moi sans toi. La vapeur, panique mécanique de mon coeur, filtre sous les rails. [...] que tu me tenais chaud. Notre dernière étreinte est encore tiède, pourtant j'ai déjà aussi froid que si je ne t'avais jamais rencontré ce jour le plus froid du monde."
ch.5 "La mécanique du coeur" livre de Mathias Malzieu 2007